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COURSES SUR PISTE

LES COURSES SUR PISTES , KESAKO?

Cette appellation, (track racing en anglais) officialisée par la Fédération Internationale de Motocyclisme , regroupe plusieurs disciplines et catégories qui ont pour principal point commun de se dérouler sur des pistes en forme d’anneaux, plus ou moins ovales. On distingue donc :

Le grass-track qui, comme son nom l’indique, se pratique sur des pistes herbeuses (au moins au début) d’une longueur comprise entre 426 et 1300 m.

Le long-track, longtemps spécialité de nos voisins germaniques est pratiqué sur des pistes longues en cendrée, terre battue ou sable.

Actuellement, ces deux disciplines tendent à être confondues et font d’ailleurs l’objet d’un seul et même championnat mondial.

Les motos utilisées sont propulsées par des moteurs monocylindre, quatre soupapes, alimentés au méthanol. Transmission par boite à deux rapports et embrayage séparés. La partie cycle est spécifique à ces disciplines. Les pilotes s’affrontent, par manches de quatre ou six sur quatre tours et à l’issue, en fonction des points récoltés ils participent aux finales A, B et C qui déterminent le classement final. Spectacle assuré!

En France, il existe plusieurs catégories et niveaux: 85 à 125 minimes et cadets, 250 et 500 solos, open, trophées nationaux et side-cars 500.

Le speedway voit s’affronter des pilotes sur des pistes comprises entre 260 et 425 m et exclusivement formées d’un revêtement de type cendrée. Les machines sont propulsées par les mêmes types de moteurs que celles de grass-track, mais préparés différemment. Les parties cycles sont plus courtes et dépourvues d’amortisseurs arrières. Cette discipline est la plus répandue sur tous les continents et le championnat du monde bénéficie d’une large médiatisation. Il existe une catégorie side-cars 1000cm3 dans les pays anglo-saxons.
Les courses sur glace qui ressemblent au speedway par leur format (quatre pilotes et pistes courtes) mais en diffèrent par la technique de pilotage. Sur glace en effet, pas de glisse mais une adhérence assurée par des pneus cloutés. Les angles pris sont impressionnants et sans doute sans équivalent en moto. Les bouilleurs carburent également au méthanol (comme les vieux pilotes russes selon la légende).
Le short-track, apparu plus récemment et réservé aux motos de cross ou d’enduro munies de pneus adaptés. On distingue deux catégories, solo et quad.

LES ORIGINES DU GENRE

Difficile de retracer un historique précis pour ce type de compétition moto, notamment en ce qui concerne la genèse dont plusieurs pays revendiquent l’exclusivité. Les courses sur pistes ovales sont certainement nées en même temps que la moto elle-même. En feuilletant les vieux journaux du début du XXième siècle on retrouve des traces de ces compétitions sur des vélodromes, souvent pour des tentatives de records de vitesse. Mais c’est véritablement aux Etats-Unis que les premières courses organisées et structurées ont vu le jour au travers des fameux et dangereux boardtracks, ou pistes de planches, vite remplacés par les dirt-tracks, le plus souvent des hippodromes empruntés aux chevaux. C’est sous ce nom que se développe et se répand en Europe, via l’Australie et la Grande-Bretagne, une discipline qui connaît un très grand succès populaire dans les années vingt et trente. Qui se souvient qu’un français, Fernand Meynier, fût titré « champion du monde » en 1933 sur la cendrée du stade buffalo de Paris?

A l’issue de la seconde guerre mondiale, les courses sur pistes réapparaîtront dans notre pays, sous la forme d’une discipline dérivée du dirttrack et importée d’ Angleterre, le grass-track. La première course nationale à lieu à La Réole en 1948. Curieusement, depuis cette date, le grass-track est resté confiné à l’intérieur des frontières du Sud-ouest et plus particulièrement en Gironde et Lot et Garonne. Ce sport a bien tenté de s’exporter vers d’autres régions (Ardennes, Bretagne, Provence..) mais sans réussir à s’y implanter durablement.

A Aujourd’hui, à l’instar du Moto Start Club Macarien, les principaux organisateurs de courses sont des clubs de la région. Pourtant, les moyens en matériels et infrastructures sont relativement peu élevés au regard d’autres sports mécanique. De plus, en matière de spectacle, le format et les caractéristiques des courses, la proximité du public et l’accessibilité des pilotes de renom rendent les courses sur pistes particulièrement attrayantes.

Alors avis aux amateurs de toute la France!